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Profil

  • Jean Berny
  • Etudes et Recherche
  • Homme
  • Sportif- Enseignant- Chercheur
  • Elève Professeur en 5ème année Informatique de l'ENS (Ecole Normale Supérieure) et Ingénieur SIMI(Système d'Inforamtion Multimédia et Internet) diplômé de l'Université de Picardie Jules-Verne France
Vendredi 2 juillet 5 02 /07 /Juil 17:18

SOMMAIRE

 

 


Introduction

La notion de conscience professionnelle se définit comme la part du sentiment, l’enthousiasme dans la morale professionnelle, la volonté de bien faire son travail ; en d’autres termes, elle désigne l’application volontaire du travailleur à bien effectuer son travail, à bien s’acquitter de sa tâche, elle est commandée par la conscience psychologique et la conscience morale. Dans le cadre de notre travail, l’on doit se mettre dans une logique de l’éthique et de la morale exigées dans l’exercice de la profession d’éducateur. Ce chapitre II de l’ouvrage du Professeur Gilbert TSAFACK intitulé «ETHIQUE ET DEONTOLOGIE DE L’EDUCATION »  étaye à suffisance la notion de conscience professionnelle. Il sera résumé en trois grandes parties : la première concerne la nature et la valeur morale de la conscience professionnelle, la deuxième parle de la conscience professionnelle et la responsabilité sociale de l’enseignant, la troisième partie présentera les éléments de la conscience professionnelle.

  1.  
    1. NATURE ET VALEUR MORALE DE LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE

Il est certain que pour exercer avec engagement un métier il faut avoir une vocation, mais dans l’enseignement, celle-ci ne suffit pas à elle seule ; il faut donc pour compléter cet engagement, la conscience professionnelle. Celle- ci implique des valeurs telles la conscience psychologique et la conscience morale.

  1.  
    1.  
      1. La conscience psychologique

La conscience psychologique est l’intuition plus ou moins claire, qu’a l’esprit humain de ses états et de ses actes ; elle est aussi la connaissance immédiate ou réfléchie de soi même et des autres choses.

  1.  
    1.  
      1. La conscience morale

La conscience morale par contre est la propriété qu’a l’esprit humain de porter des jugements normatifs spontanés et immédiats sur la valeur de certains actes individuels déterminés.

La morale varie avec les époques et les cultures ; et les valeurs morales varient d’une civilisation à l’autre. L’enseignant doit être doté d’une bonne éducation morale afin de pouvoir parvenir à la finalité même de l’éducation ; De plus, de par sa nature, la conscience professionnelle représente la reconnaissance et l’acceptation des valeurs plus hautes que celles propres de sa personne, valeurs qui sont les postulats à toute morale. La valeur morale implique chez une personne un comportement plein d’éthique et d’équité qu’il observe avec fermeté et rigueur, elle rend la personne exigeante pour certaines valeurs, et l’enseignant doit particulièrement observer ce type de comportement car il doit incarner un modèle de vie sociale même en dehors de l’école.

  1.  
    1. LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE ET LA RESPONSABILITÉ SOCIALE DE L’ENSEIGNANT

La conscience professionnelle engage la responsabilité de l’enseignant devant l’élève, la famille, la société et l’humanité. Cette responsabilité est morale et pénale.

  1. Responsabilité de l’enseignant devant l’élève

L’enseignant a pour tâche, la formation du citoyen d’aujourd’hui et demain. L’avenir de l’élève dépend pour une large part de l’éducation reçue à l’école. En effet, l’enseignant exerce une influence sur l’intelligence, la sensibilité, la volonté et le caractère, la pensée, les sentiments, le jugement et la conduite de l’élève. Ainsi, il ne doit pas décevoir l’enfant.

  1.  
    1.  
      1. Responsabilité de l’enseignant devant la famille

L’enseignant, dans l’exercice de ses fonctions, se doit de rendre compte à la famille. En effet, les parents confient à ce dernier, le corps, l’intelligence, la volonté, le cœur et l’âme de leurs enfants. Il s’agit la d’une marque de confiance, qui confère certes des droits, mais aussi des devoirs sérieux à l’enseignant. Ce dernier ne doit pas abuser de cette confiance.

  1.  
    1.  
      1. Responsabilité de l’enseignant devant la société

L’Etat a le devoir d’assurer l’éducation à tous. En tant que gérant des intérêts de la société, l’Etat a le droit et même le devoir de demander des comptes à l’enseignant, de l’éducation des futurs citoyens. Il se charge donc d’écarter tout enseignant inapte à sa tâche, qui est celle de préparer des citoyens conscients de leurs droits et informés de leurs devoirs. En effet, l’enseignant salariés, payés, qui ne remplit pas consciencieusement sa tâche commet un vol public.

  1.  
    1.  
      1. Responsabilité de l’enseignant devant l’humanité toute entière

L’éducation en général, a pour rôle de former la jeunesse dans l’excellence, la beauté et dans un esprit, et des sentiments de paix, d’universelle fraternité et collaboration. L’enseignant se doit ainsi, d’écarter des considérations tribales, raciales, le mépris des autres, le chauvinisme, l’orgueil et la méfiance vis-à-vis des autres. En effet, la paix, la sécurité, la stabilité et le bien être de la société d’aujourd’hui et de demain, dépendent de la formation donnée par l’enseignant.

En somme, la formation intellectuelle, morale et civique des citoyens est l’œuvre de l’enseignant. Un enseignant consciencieux tient compte, dans l’exercice de sa profession, des droits mais surtout des devoirs vis-à-vis de l’élève, la famille, et de l’humanité toute entière.

  1.  
    1. LES ELEMENTS DE LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE

La conscience professionnelle impose des prescriptions positives auxquelles le travailleur doit se soumettre et doit et qui doivent s’acquérir par des exercices appropriés et un entrainement moral méthodique. Elles possèdent un contenu fait de régularité, de zèle et d’initiative.

  1. La régularité

La régularité est la disposition fondamentale de la vie morale et sa condition première. Elle est requise dans les corrections et les contrôles des activités des élèves, le respect des échéances, les correspondances périodiques, les activités de participation. Elle s’assume en fixant par écrit les cadres de son travail de manière à réduire les risques d’oubli et à soulager la mémoire. Et exige que l’enseignant soit assidu.

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    1.  
      1. Le zèle

Le zèle est la qualité d’un travailleur qui accomplit dans son travail, plus que ce que l’on est en droit d’exiger de lui. Ainsi pour l’enseignant, le zèle pourrait constituer à consacrer une plus grande partie de ses loisirs à l’école, l’éducation, à l’encadrement des élèves, aux œuvres et activités éducatives, à consacrer une partie de ses ressources personnelles à des dépenses qui ne lui incombent pas strictement comme la craie, le crayon, les cahiers de préparation, les livres au programme. L’on distingue de deux qualités de zèle : le zèle ostensible qui consiste à attirer sur soit l’attention des supérieurs hiérarchiques ; et le vrai zèle qui se possède par celui qui est modeste, juste, et humble. Le zèle peut être lié à l’engagement professionnel d’un travailleur, qui résulte de la satisfaction professionnelle.

Et la satisfaction professionnelle est en effet l’attitude émotionnelle agréable qu’une personne éprouve à la suite de la réalisation d’un besoin, celui de bien accomplir son travail.

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    1.  
      1. L’initiative

L’initiative fait partir de la création personnelle et libre. Elle provient de l’application de l’esprit critique du travailleur aux conditions dans lesquelles il travaille. L’esprit d’initiative suppose d’abord un esprit critique, une remise en question de ce qui est.

En somme, tout comme la régularité et le zèle, l’esprit d’initiative est une rubrique dans la notation et l’évaluation du travailleur en général et du fonctionnaire en particulier.

 

CONCLUSION

L’enseignant a, de par sa fonction d’éducateur, une responsabilité incommensurable dans la société et dans cette optique, il doit être doté d’une bonne conscience et morale professionnelle qui devra se refléter dans son mode de vie en société ; la conscience professionnelle n’étant pas innée, il devra donc faire preuve de « science et zèle » c'est-à-dire être doté d’une bonne culture et d’une volonté à bien accomplir sa tache ce qui engendrera un bon esprit d’initiative. La conscience professionnelle est de ce fait considérée comme une condition de réussite professionnelle.

 

BIBLIOGRAPHIE

Ethique et Déontologie de l’éducation, Professeur GILBERT TSAFAK, Presses Universitaires d’Afrique, 1998



Par Jean Berny
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